Survivants13 (ancien "Survie 13 françafrique bas les masques")

19.6.2012

Hommage à l’ambassadeur Panafricain Dudley Thompson décédé en janvier (ancien Président du Wadu)

Ambassador Dudley Thompson

Prime Minister Portia Simpson Miller has expressed deep sadness at the passing of Ambassador Dudley Joseph Thompson. Ambassador Thompson died Friday morning, one day after his 95th birthday. Mrs. Simpson Miller said she was deeply saddened to learn of the passing of Mr. Thompson, an outstanding Jamaican politician, diplomat and statesman, and a personal and dear friend for more than four decades.

Mrs. Simpson-Miller said Ambassador Thompson’s passing is exceptionally painful for her, as it was only recently after her electoral victory, that he called with a most heart-warming congratulation. She further described Mr. Thompson as a man of firm convictions, articulate, sharp on his feet and witty, who loved his country with a passion and served it with honour and distinction.The Prime Minister also expressed profound condolences to his widow Cecile, children, grandchildren, and great grandchild.Born in Panama on January 19, 1917 to Daniel and Ruby Thompson, Dudley Thompson was a life member of the People’s National Party, and was elected Chairman of the PNP in 1979. He was a PNP Senator during the years 1962- 1978, and was leader of Government Business in the House of Representatives in 1978. He served as Member of Parliament for St. Andrew Western in 1978 to 1983; Minister of National Security in 1978; Minister of Mining and Natural Resources from 1977 to 1978 and Minister of State, with the responsibility for Foreign Affairs from 1972-1975.

Dudley Thompson was Jamaica ’s Ambassador to Nigeria , Ghana , Sierra Leone , and Namibia .
He was also Jamaica ’s chief representative in the conference on the Law of the Sea and played a leading role in securing Jamaica as the permanent headquarters for the International Seabed Authority. He also introduced the Office of the Ombudsman to Jamaica . Ambassador Thompson practised law in Jamaica , East Africa, Dominica , the Bahamas , and Bermuda , and served as president of the Jamaican Bar Association.

He received his early education at the Mico Teacher Training College , was a Rhodes Scholar at Oxford University in 1947, and later called to the bar at Gray’s Inn ( London ). A freedom fighter and Pan Africanist, he was a leading member of the team of lawyers who represented the former leader of Kenya , Jomo Kenyatta, in the 1950s. At the time of his death, Ambassador Thompson was the President of the World Africa Diaspora Union.

http://wadupam-europe.org/?author=1

6.6.2012

« Le Franc des Colonies Françaises d’Afrique (FCFA) est une propriété à part entière de la France.  » Nicolas Agbohou

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30.5.2012

Afrique, mère patiente de la révolution bolivarienne

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Dessin publié par le journal Tal Cual, Venezuela.

Le 16 mars 2012 le journal d’opposition « Tal Cual », dirigé par l’ex-ministre néo-libéral des années 90 Teodoro Petkoff, publiait une caricature accusant le gouvernement bolivarien de distribuer de l’eau sale aux usagers. Le dessin montre un homme coiffé d’un béret incarnant Hugo Chavez accompagné d’enfants et regardant l’eau jaillir d’un robinet sur lequel s’est posée une mouche. L’homme au béret dit: “Assez de suprématie blanche, maintenant nous avons des eaux afrodescendantes”.

Dans “Le général dans son labyrinthe”, Gabriel García Márquez raconte comment les peintres du XIXème siècle « blanchirent » les traits de Simón Bolívar jusqu’à effacer ses traits africains. Cette obsession raciste des « mantuanos » – aristocratie coloniale d’origine européenne – n’a pas disparu. L’élite qui rêve de chasser Hugo Chavez du pouvoir “par tous les moyens” considère comme illégitime l’élection à la Présidence de la République d’un « zambo » (mélange d’indigène et d’afrodescendant). Le mythe fondateur de la société coloniale puis censitaire postulait que les millions de « morenos », « pardos », « zambos », n’appartenaient pas au genre humain.


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Hugo Chavez vu par l’opposition.

Pour les historiens Mario Sanoja et Iraida Vargas-Arenas (1) : “Aujourd’hui, dans les coiffures des quartiers chic de Caracas, les clientes qui dénigrent à voix haute le “singe Chávez” et les singes en général oublient que les « choses noires » qui leur lavent les cheveux, leur soignent les pieds, leur vernissent les ongles, sont des « singes » qui habitent des quartiers populaires comme Santa Cruz ou Las Minas, tout comme les «cachifas» (domestiques) qui s’occupent de leurs enfants, leur font la cuisine, lavent leur linge et s’occupent de leurs jardins.”

Après avoir fui la misère de leur Europe originelle, devenues élite sociale par la négation de l’Autre, ces communautés d’origine européenne voient soudain leur statut se banaliser et nourrissent une rage raciste décuplée contre Hugo Chávez. Mais quand les dirigeants de cette opposition (minoritaire dans les urnes à l’issue de scrutins validés internationalement) répètent « nous sommes la majorit頻, ils ne mentent pas. Ils réaffirment sincèrement leur vision du monde. Eux seuls appartiennent au genre humain, eux seuls peuvent être comptés. Ils sont donc, très logiquement, « majoritaires ».

Vargas et Sanoja : “Bien avant l’élection de Hugo Chávez et la démocratisation progressive du champ  politique, les “singes” étaient pourtant bien là, pas encore citoyens mais déjà constructeurs de tout un pays : majorité sociale d’employés, de domestiques, d’ouvriers, de journaliers que l’historiographie de l’oligarchie ignorait systématiquement, considérant comme naturelle l’exploitation des untermenschen indigènes, métis, blancs pauvres ainsi que leur maintien dans des conditions de vie dégradantes.”


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Buste du héros national, le rebelle José Leonardo Chirinos (1754-1796), Caujarao, État de Falcón, Venezuela.

Eduardo Galeano a rappelé que les premières insurrections d’Africains en Amérique Latine eurent lieu au Venezuela, lorsque se soulevèrent les mineurs de Buria (1533) sous l’impulsion du Rey Miguel. Simon Bolívar avait douze ans lorsque près de trois siècles plus tard, à deux pas de chez lui, les mantuanos exécutèrent sur une place publique de Caracas un autre rebelle : José Leonardo Chirinos, dont le corps écartelé fut exposé aux quatre coins du pays pour rappeler aux esclaves ce qui les attendait en cas de récidive.

Sanoja et Vargas : “Vers la fin du XVIIIème siècle, les métis et africains réduits en esclavage totalisaient les 72% d’une population dominée par une bourgeoisie (27%) de commerçants, artisans, producteurs agricoles et des premiers métis, indigènes et noirs affranchis. Au sommet de cette pyramide, 3000 oligarques “mantuanos” de Caracas (1%) accaparaient  plus de 50% de la richesse per capita.

“Comme le montrent leurs nombreuses appellations – Angola, Cabindo, Carabalí, Congo, Fuló, Wolof, Mandinga, Malembe – , les esclaves capturés en Afrique occidentale provenaient de sociétés complexes structurées autour du commerce, de l’agriculture et de l’élevage, de l’extraction minière, de la forge et de la fonte du métal. Cette « main d’oeuvre » fut enrôlée dans les mines de cuivre de Cocorote, dans l’état de  Ya­racuy, au XVIIème siècle.

“Bien que la structure des grandes plantations absorba la majeure partie de cette force de travail culturellement déracinée, les traditions de la musique, de la magie et de la médecine survécurent avec une intensité qui permit aux afrodescendants de conserver leur identité sociale. Les femmes réduites en esclavage eurent une immense importance dans la vie sexuelle des maîtres de l’oligarchie coloniale et républicaine, soumises aux viols illimités, fait qui explique l’énorme population de mulâtres qui forment le secteur social des « pardos ». Les africains d’origine mandinga, réputés plus rebelles, étaient associés dans l’esprit des maîtres à la représentation du diable, comme l’est Chavez aujourd’hui.

“Beaucoup ignorent que le premier drapeau brandi par Bolívar en signe de rébellion contre la couronne espagnole était un drapeau noir appelant le peuple réduit en esclavage à se rallier à la cause de l’indépendance et, par la suite, de l’Égalité. Mais si Bolivar décréta l’abolition de l’esclavage dès 1816, respectant ainsi la promesse faite aux « jacobins noirs » de Haïti à qui il devait pratiquement tout, l’exploitation de cette main d’oeuvre lui survécut. Certes les républiques « indépendantes » qui s’ensuivirent étaient faites pour « les citoyens ». Mais les afrodescendants n’étaient pas encore considérés comme « citoyens ». C’est pourquoi nombre d’entre eux répondirent à l’appel « Terres et Hommes Libres ! » du général Ezequiel Zamora (1859-1863) dont l’assassinat repoussa une fois de plus l’émancipation espérée.

Jesús Chucho García (2) : “Au Venezuela l’intellectuel Arturo Uslar Pietri  réclamait une immigration européenne pour “améliorer la race et le niveau culturel” , expliquant que les antillais n’avaient rien à apporter au développement de notre pays. Dès 1937, Pietri proposait à la Chambre de Commerce que le Venezuela, pour devenir un pays moderne, renonce à ses composantes indigènes et afrodescendantes. Le marxisme vénézuélien, importé d’Europe comme signe de distinction sociale, refoula lui aussi les thèmes indigènes et afrodescendants.”

Mario Sanoja et Iraida Vargas-Arenas : «à partir de 1936, avec le boom pétrolier et la fin de la dictature de Juan Vicente Gómez, s’effondrèrent les relations de production de type semi-féodal qui maintenaient les paysans enfermés dans leurs ghettos. Tous ces paysans sans terre, mulâtres, indigènes et noirs se joignirent à l’embryon de prolétariat urbain rejeté à la périphérie des grandes villes, en particulier à Caracas : une population essentiellement jeune, souvent désoeuvrée, souvent obligée de recourir à la délinquance pour subvenir à ses besoins. La démagogie électorale des années 60 et 70 stimula davantage encore l’exode rural, gonflant les ceintures de misère de millions d’habitants qu’on cherchait à manipuler à travers le média politique central : la télévision, avec sa vision d’une société blanche comme modèle incontournable du “développement”.

« Le boom pétrolier permit à la classe moyenne de passer d’une vie austère à un vie aisée, condition qui s’améliora encore avec la hausse du pétrole dans les années 70. C’est à cette époque aussi que la bourgeoisie de gauche comme de droite, s’autoproclama soit comme avant-garde de la révolution mondiale soit comme bouclier anticommuniste, et dans les deux cas, comme garante des intérêts populaires.

« Aujourd’hui ces secteurs se sentent trahis par « leurs sujets ». Ils n’ont pas vu venir les élections de 1998 où une majorité de «singes » leur a préféré Hugo Chavez. Cette inclusion soudaine de nouveaux sujets devenus citoyens à part entière, qui proposent des lois, se forment, s’organisent, participent à la vie politique, explique la convergence de certains secteurs marxistes des années 80 avec la droite de la classe moyenne, surtout parmi les universitaires irrités de perdre le monopole du discours critique, et qui défendent leurs intérêts de classe face à l’ « insurrection des singes ».

La révolution bolivarienne, elle, a rompu avec le mythe officiel du métissage en vigueur sous les gouvernements antérieurs et a promulgué en 2011 une Loi contre la discrimination raciale. Recueillant une proposition exprimée lors de la IVème Rencontre Internationale des mouvements sociaux Afrodescendants d’Amérique Latine et des Caraïbes (juin 2011), le président Chavez a également décrété en mai 2012 la création du Conseil National des Communautés Afrodescendantes dont le rôle est de «concevoir les politiques publiques et d’articuler les différents ministères pour apporter des réponses concrètes et  mettre fin aux asymétries et discriminations qui affectent encore ces communautés». Norma Romero Marín (photo) a été nommée responsable de cet organisme lancé lors d’un acte officiel dans la région de Caucagua, berceau historique de rébellions et de communes libres organisées par les esclaves fugitifs.

Récemment c’est autour de la figure du rebelle José Leonardo Chirinos que s’est ouverte la Semaine de l’Afrique (21-25 mai 2012). Des étudiants originaires d’Afrique de l’ELAM (École Latino-Américaine de Médecine « Salvador Allende »), de l’Université Expérimentale des Forces Armées (UNEFA), ou encore les étudiant(e)s du Lycée Andrés Bello ont débattu avec le Vice-Ministre des Affaires Étrangères pour l’Afrique, Reinaldo Bolivar (photo), également créateur d’un Centre des savoirs Africains (Centro de Saberes Africanos). Parmi les thèmes abordés : le racisme encore présent dans de nombreux médias privés, l’impact de la Loi contre la Discrimination Raciale et l’analyse des contenus éducatifs.

Comme ces “bourgeoisies” locales historiquement fondées sur la négation de l’Autre, les empires actuels invisibilisent, déshumanisent, via les médias, les civilisations qu’ils veulent détruire. Cette réduction de l’Autre, doté de « moins de subtilité intellectuelle, moins de richesse historique » réapparaît parfois curieusement dans la gauche occidentale (avec la puissance du refoulé colonial et sous des dehors apparemment progressistes comme la « laicit頻 ou les « droits de l’homme »). Le cliché souvent entendu : «Ah ! quel dommage que Chavez soit trop primaire pour comprendre que les ennemis de ses ennemis ne sont pas forcément des amis » exprime la difficulté de comprendre que l’Autre est capable de penser subtilement, d’avoir une stratégie à long terme et une Histoire assez dense pour qu’on ne le définisse pas en creux. Comment ignorer encore le mouvement profond d’une diplomatie qui procède en droite ligne de Simón Bolivar et de son projet de réunir “les trois quarts de l’Humanité” lors d’un vaste congrès à Panama (1826) pour bâtir «l’équilibre du Monde » ? Rêve multipolaire saboté par les grandes puissances de l’époque mais souvent repris depuis par les nations du Sud (Bandoeng  1955) ? Au-delà des contingences de qui gouverne chacun des États (combien de despotes ici ou là à l’époque de Bolivar, à l’époque de Bandoeng, aujourd’hui ?), la stratégie bolivarienne consiste à préparer, par des accords d’État à État, le jour où comme en Amérique Latine, et peut-être sous son influence, l’intelligence collective des peuples finira par démocratiser les institutions politiques et permettra des relations internationales enfin basées sur les principes de souveraineté, d’égalité, de respect et de coopération. Caracas accueillera le prochain sommet des non-alignés en 2015.

Jesús “Chucho” García lors d’une conférence-débat, Caracas.

Jesus “Chucho” García : « Le Venezuela fait un grand travail pour resserrer les liens avec l’Afrique: nous avons commencé à faire venir des étudiants de là-bas et à nouer toutes sortes d’accords : commerciaux, culturels, etc.. Pendant trop d’années et malgré tout ce que nous avons en commun nous avons tourné le dos à l’Afrique, au moment où l’impérialisme mène une guerre de reconquête pour s’emparer de ses ressources naturelles. Nous ne nous identifions pas pour autant à la religion afro-centrée ni à une certaine forme d’auto-ségrégation du mouvement noir états-unien. Nous sommes américains et sur ce continent américain a eu lieu un long processus d’innovation, de création. Nous ne voulons pas nous paralyser dans le temps. Notre objectif final est que nous soyons tous égaux et que l’on comprenne que le racisme fut inventé pour justifier un système d’exploitation mondiale».

Auteur et traducteur : Thierry Deronne

(1)  Ricardo Sanoja et Iraida Vargas,  anthropologues et historiens vénézuéliens, article ” El Origen de “Monos” y “Escuálidos”. Voir aussi http://www.dailymotion.com/video/xmi3bz_a-solas-con-dos-antropologos-venezolanos-mario-sanoja-obediente-e-iraida-vargas-arenas_news

(2)  Jesús “Chucho” Garcíaintellectuel vénézuélien et fondateur/activiste du mouvement afrodescendant, auteur de nombreux ouvrages sur ce thème (http://www.globalcult.org.ve/pub/Clacso2/garcia.pdf )

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/26/afrique-mere-patiente-de-la-revolution-bolivarienne/

 

29.4.2012

WADU

World African Diaspora Union (WADU)

         Immediate Release             Date: 4/27/2012

Africans are Urged to Act During Africa Month Commemoration in May

Minister P.D. Menelik Harris/WADUPAM.ORG/718-523-3312

 

As we prepare for African Liberation Day on May 25, 2012, Africans across the African world are urged to intensify their work and struggle for Pan Africanism during the full month in May. The World African Diaspora Union (WADU) is especially urging all to focus on ways to support and influence a principled and successful outcome of the African Union African Diaspora Summit on May 25-26, 2012. The African Union Diaspora Summit in South Africa is an unprecedented attempt to fulfill a key goal of the mission of Pan Africanism – to reunify the African Diaspora with Africa.

 

The Summit in South Africa is intended to strengthen the relationships with African people worldwide for African cultural, economic and political renaissance. Numerous leaders from across Africa and the African Diaspora are been invited to attend. Some of the African Diaspora leaders from the northern Diaspora (U.S.A.) who may participate in this Summit are Dr. Julius Garvey (NY), Dr. Leonard Jeffries (NJ), Mel Foote (WDC), Ms. Vanessa Williams (GA), Dr. Georgina Falu (PR) and Omowale Clay (NY).    

 

The Summit comes at another threatening period in African history when global powers such as the USA, the European Union and now China are competing for African resources. Due to Africa’s continued weak position, the Europeans have already launched strategic attacks on several African countries, particularly lethal, and destabilizing direct and indirect assaults on Libya, Ivory Coast, Mali, and yes the African Union. Most importantly, the meeting in South Africa comes at a time as Europe crumbles after centuries of feasting on the death and destruction of Africans. Now more ever, Africans in the Diaspora have a great opportunity to finally help in the rebuilding of their Motherland, after centuries of continuous destruction. The tim e to act is now!

 

In preparation for the South Africa Summit, WADU is urging all to organize major meetings on the AU and the African Diaspora culminating in Africa Day commemoration on May 25, 2012. In Atlanta, organizations such as the World African Diaspora Union (WADU), the Pan African Orthodox Christian Church (PAOCC), All African Peoples’ Revolutionary Party (AAPRP), the Universal Negro Improvement Association (UNIA)/African Communities League (UNIA/ACL) and other Pan African and Black activist organizations will organize African Liberation Day activities.

 

The gathering in Atlanta is both to support the ongoing struggles of African people worldwide and also as tribute to those recent Pan African ancestors like Dr. Ndugu T’Ofori-Atta, Dr. Dudley Thompson and Queen Mother Dorothy Lewis. To Africans in Georgia, Reverend Dr. Ndugu T’Ofori-Atta played a crucial role, with those like the late Dr. Asa Hilliard, to promote Africa and Pan Africanism across the Black South and the globe.

 

Additionally and as part of Africa Month commemoration, WADU is collaborating with global organizations such as the African Union (AU) and the African Union Diaspora Task Team (AUDITT) for a tribute for the late Pan African ‘Legend’ Ambassador Dudley Thompson on May 14, 2012. The tribute is to promote Baba Dudley’s vision and work for a Diaspora union with Africa, as the 6th region of Africa. In April 2007, Baba Dudley Thompson committed to join Elombe Brath, Dr. Leonard Jeffries, Nana Farika Birhane and Minister P.D. Menelik Harris to support the building an African Diaspora system “for the empowerment of Black people in the world.” By July 2007, WADU was given birth in Jamaica as a primary Diaspora instru ment to work with the AU. WADU and Baba Dudley has been a persistent, principled and a powerful Pan African voice of the African Diaspora to unify with Africa

 

Africa Month in May was established by the WADU Summit in July 2007 in Jamaica to intensify Pan African related activities throughout the month of May, culminating in African Liberation Day on May 25, every year. Since May 25, 1963, Pan Africanists have used this as a pivotal political period to rally Africans across the world to support African liberation struggles against colonialism, neo-colonialism, racism and imperialism. WADU is now promoting Africa Month for the global political, cultural and economic renaissance and union of African people.

 

WADU is urging all Africans to dedicate themselves to resist neo-colonialism by advancing African Diaspora citizenship, businesses and representation in the AU. In Georgia, Pan African leaders will also convene on May 5, 2012 to promote a program of action for Pan African Diaspora leadership in the 21st century. Please join us at the Pan African Brunch on May 5, 2012 (12:00/Noon) at “Our Intimate Café” on 2001 Martin L. King Jr. Drive S.W. For more information on the AU programs contact Baba Watusi Branch at 718-523-3312. For the Atlanta programs, call Empress Oyah at 770-912-7053 or Dr. Akilah at 404-564-6484 or www.myintimatecafe.com.

 

 

25.3.2012

ET SI ATT AVAIT ÉTÉ VICTIME D’UN COMPLOT?

Filed under: Contributions - apports,Uncategorized — kel @ 19:43


Alors que tous les regards étaient orientés vers les prochaines élections présidentielles, un coup d’Etat de trop vient de se produire au Mali. Ce vaste pays qui plonge sa frontière nord dans le Sahara, ne s’imaginait pas un seul instant voir des soldats s’emparer du trône. Le fait est que le Mali est présenté, à l’instar du Ghana, comme un exemple de démocratie en Afrique. Néanmoins, depuis Janvier 2012, sa stabilité politique s’est vue  menacer par la rébellion touareg (au repos depuis 2009) localisée au nord du pays. Les attaques répétées du MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad) qui se sont souvent soldées par des victoires, ont perturbé la tranquillité du peuple malien avec à sa tête le Président Amadou Toumani Touré. En vue de trouver une solution à cette énième crise militaire de l’Afrique de l’Ouest, le chef de la diplomatie française, ainsi que l’Union africaine se sont succédés aux chevets du pays de Soundjata Kéita. C’est dans ce contexte d’appel à la négociation avec les rebelles touareg que le Jeudi 22 Mars, des soldats affirment avoir pris le contrôle du pouvoir. Comment donc comprendre ce changement anticonstitutionnel?
La réponse à cette question invite à passer à la loupe la revendication des putschistes qui finit par révéler le jeu trouble de la France, lequel masque ceux de la CEDEAO et de l’UA.


La revendication des putschistes.


La principale revendication des putschistes se résume en l’incapacité du régime du président Amadou Toumani Touré à gérer la crise au Nord. L’une des déclinaisons de cette revendication principale est l’absence de moyens militaires efficaces. En filigrane, les militaires expriment leur urgent besoin d’en découdre avec la rébellion touareg. Mais ce besoin urgent est-il réglé par le coup d’Etat? Absolument non. C’est tout le contraire et ce, pour diverses raisons.
Première raison, le coup d’état ouvre une période de transition dont la période est non déterminée. En général, la transition sert à restaurer les institutions, ressouder les liens cassés entre les citoyens, créer des conditions d’une transition pacifique. Or cette tâche est plus difficile que réussir un coup d’état. Alors, les nouveaux hommes forts du pays seront-ils partagés entre cette tâche et l’offensive contre la rébellion touareg ? C’est dire que les opérations militaires envisagées prendront du temps. Et là encore, rien ne dit que les rebelles, durant cette période, calmeront leurs ardeurs où attendront d’être attaqués.
Deuxième raison, le Mali était à quelques mois des élections présidentielles, qui devaient se tenir sans Toumani Touré. Alors si Toumani Touré est incompétent, c’est que le problème est réglé puisqu’il n’est pas candidat à ces élections. Il suffisait pour les putschistes de choisir parmi les candidats, celui qui pouvait gérer la crise.
La troisième raison est que ce coup d’Etat va isoler le Mali, qui officiellement, n’aura pas d’aide militaire pour combattre les rebelles. En théorie tous les appuis budgétaires, les financements extérieurs seront gelés et le peu de moyens internes dont dispose ce pays, devrait servir à autre chose qu’à faire la guerre. On pourrait même être poussé à se poser la question de savoir si les militaires seront sur la même longueur d’onde. Cette question mérite d‘être posée parce que le Président déchu n’est pas un homme isolé, il a des sympathies au sein de l’armée malienne.
Au regard de ces trois raisons, nous osons affirmer que cette revendication est farfelue et contraire au bon sens. Elle est inopportune et ne répond à aucune stratégie sérieuse de reprise du contrôle des zones sous la main des rebelles. Précisons au passage que les rebelles Touareg ont salué la chute de l’incompétent ATT. Curieux quand même!
La vacuité de la revendication fait naître depuis le changement de régime, la thèse de l’échec du mandat du Président déchu. Cette thèse est honteusement portée par des analystes fournis par les médias français. Si nous prenons en compte la présente thèse, il est clair qu’elle ne peut prospérer, du coup, nous nous retrouvons sur le point de départ. Dans un état, la meilleure manière de sanctionner un Président incompétent, c’est de lui offrir la porte de sortie par les urnes. N’étant pas candidat à sa propre succession, les putschistes ne font que tirer dans le vide.
De tout ce qui est dit sur l’incompétence de ATT, rien ne peut humainement expliquer un coup d’Etat. Alors, il convient de rechercher les raisons de cette déstabilisation ailleurs.


Le jeu trouble de la France


Il est un truisme de dire que le Sahara est aujourd’hui l’engrais du terrorisme en Afrique subsaharienne. Les nombreuses prises d’otage de ressortissants occidentaux par AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont fini par imposer à la France la nécessité d’installer une base militaire dans la région en vue de combattre ces terroristes. Le lieu stratégique choisi par la France, n’est autre que la région de Mopti. La requête de Nicolas Sarkozy fut purement et simplement rejetée par Toumani Touré. Cela ressemble bien au refus du Président GBAGBO de faire défiler les troupes ivoiriennes sur les champs Elysée le 14 juillet 2010. La France, nous la savons très gourmande! Donnez-lui un lopin de terre et elle finira, par des jeux troubles, à prendre 1000 hectares de terre. En sus, ATT s’était offert le luxe de refuser la signature d’un accord de coopération portant sur la gestion des flux migratoires. En effet, le Président malien et Sarkozy n’étaient pas sur la même longueur d’onde en ce qui concerne la régularisation des immigrés maliens. ATT est dès lors apparu comme un trouble-fête car d’autres pays africains avaient fléchis là ou ATT a osé faire la résistance. Ces refus, n’ont évidemment pas été appréciés par la France dans l’entendement de qui, un Président nègre n’est qu’un pantin qui n’a de salut que dans l’acceptation des ordres tutélaires.
En outre, le lien qu’avait le Mali avec la Lybie était si fort que lors de la crise libyenne, le Mali a montré un visage réservé. ATT n’a pas soutenu Sarkozy dans sa folle croisade contre le guide libyen. L’on sait que celui-ci avait réalisé de nombreuses infrastructures au Mali, fort estimé, ses affiches sont visibles sur des commerces de certains maliens. Voici un élément qui semble avoir porté le courroux de Sarkozy à l’extrême.
De plus, M. Juppé n’a pas manqué de saluer l’avancée des troupes rebelles lors d’une de ses interventions devant le sénat français le 07 Février 2012 en affirmant ceci : « la rébellion touareg a remporté récemment d’importants succès militaires au nord du fleuve Niger. Un cessez-le feu immédiat est pour nous un impératif ». Alors comment comprendre que la France qui est si attachée aux valeurs républicaines emploie des termes qui, à l’évidence, vantent les mérites des rebelles? Elle a tenté de cacher « ses fleurs » lancées aux rebelles en députant Alain Juppé auprès du Président malien le 26 Février 2012, lequel n’a pas manqué de se comporté comme l’a fait Michelle Alliot-Marie dans le feu des attaques des rebelles pro-OUATTARA en Septembre 2002. En effet, sortant de l’audience avec Toumani Touré, Juppé déclare : « C’est un dialogue politique qui peut permettre de s’en sortir et pas une confrontation. Un dialogue inter-malien est absolument nécessaire ». Voici donc la France qui appelle un pouvoir légitime à négocier avec des rebelles terroristes dont la seule évocation du nom blesse la conscience européenne. On verra par la suite que l’abandon de la solution militaire a servi de prétexte au renversement de ATT.


Aussi dans la crise ivoirienne, le Président ATT avait été accusé de rouler pour GBAGBO. Certains avaient même annoncé que Toumani Touré, avait payé les fonctionnaires ivoiriens suite à la fermeture des banques françaises. Le quotidien Le Nouveau Réveil (quotidien proche du pouvoir, expert en intox) n’avait pas manqué d’afficher à sa Une : « Le Mali paye les salaires des fonctionnaires : ATT vole au secours de GBAGBO » (numéro du 24/12/2010). Quant on sait la haine que Sarkozy nourrit contre GBAGBO on devine déjà, le sort de ATT.
Dans la lutte pour le pouvoir au Mali, le candidat déclaré et certifié de la droite française est Soumaïla Cissé. Cet ancien commissaire de l’UEMOA a également le soutien de Blaise Compaoré, Alassane Ouattara, deux représentants des intérêts français en Afrique de l’ouest. Face à ce candidat, un vieux routier de la politique malienne, le socialiste Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), le seul candidat sérieux à avoir condamné fermement le coup d’Etat. Sarkozy qui a une forte aversion pour les hommes libres et indépendants, sans doute voyant la probable victoire du socialiste IBK, n’a-t-il pas court-circuité le processus en vue de mettre sur place, les conditions d’une élection de Soumaïla Cissé? Rien n’est exclu. L’exemple ivoirien est si frais dans nos esprits que nous ne saurions rejeter cette hypothèse de travail.


Au soir du coup d’Etat, la condamnation de la France, répondant plus à un principe qu’à un désaveu des putschistes, montre bien que ce pays est expert en coups de Jarnac. Cette condamnation qui pue l’hypocrisie a été déjà servie en Côte d’Ivoire et Dieu seul sait comment la France a œuvré au renversement d’Henri Konan Bédié et de Laurent GBAGBO.
Au final, il apparaît que dans la déstabilisation du Mali, la France s’est adonnée à un jeu clair obscur répondant plus à ses intérêts qu’à ceux du peuple malien et par extension, à ceux des populations africaines assoiffées de liberté et de dignité. Malheureusement, les organisations africaines, comme à leur habitude, n’ont pas manqué à l’appel du complot.
Quid de la CEDEAO et de l’UA?
Dans la crise malienne, ATT est apparut comme un orphelin. L’on a donné à la résolution de cette crise, le caractère d’un fait divers. Les médias africains et internationaux faisaient pratiquement un black out sur les informations et ne les levaient que lorsque les rebelles touaregs remportaient « d’importants succès militaires » (nous empruntons le terme à Juppé).


La CEDEAO, conduite par Goodluck Jonathan et ensuite Alassane Ouattara (fraichement installé et épaulé par Paris) a mené des actions de « salon », annonçant avec peines, des médiations. Ces médiations annoncées bien après que les rebelles aient commis d’énormes dégâts au nord, n’ont jamais eu lieu puisque la décision n’a été prise que le 20 Mars 2012.
L’Union Africaine, a volé à la CEDEAO son attentisme. Sans doute pour cacher ses carences et sa complicité, dans la semaine du coup d’Etat, elle a tenu à Bamako, la 34è session du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), pour en définitive se comporter comme Juppé en condamnant et appelant à un cessez-le feu immédiat. Cette attitude de ces deux organisations africaines, contraste avec ses actions en Côte d’Ivoire. Qu’est ce qui pourrait donc expliquer cela ?


Le jeu flou de la France dégorge sur la CEDEAO et l’UA. Goodluck Jonathan, connu pour être l’homme qui a reçu en un jour, près de dix coups de fils de Sarkozy, ne pouvait déplaire certainement à son maitre. En Côte d’Ivoire Sarkozy tenait à faire tomber GBAGBO il s’est alors appuyé sur Goodluck, alors Président de la CEDEAO. Celui-ci s’est lancé dans une course folle contre la montre et parvint avec d’autres présidents tels Wade et Compaoré, à faire partir GBAGBO et installer Ouattara. La même opération a été observée avec l’UA par le canal de Jean Ping qui, agissant comme Goodluck, a offert cette organisation a Sarkozy pour avoir la tête de GBAGBO. Ce rappel pour signifier qu’à la tête de ces deux organisations, se trouvent des personnes acquises à la cause de la France et qui appliquent à la lettre ce que dicte ce pays. Dans la crise malienne, ils ont, semblent-ils, joué la carte du pourrissement. Ouattara, pour ce que tout le monde sait, n’a aucune légitimité à condamner la rébellion surtout que c’est une rébellion qui l’a porté au pouvoir. Jean Ping, également, n’a aucune légitimité à agir en toute franchise contre les rebelles, lui qui a plongé l’UA dans une sorte de musée à l’occasion de la crise libyenne.


Ouattara, prévoit une réunion de la CEDEAO le Mardi à Abidjan sans doute, pour condamner et par la suite se retrouver en privé et sabler le champagne de la complicité.


Avant de conclure, nous voudrions attirer l’attention sur l’activisme suspect de la CEDEAO et de l’UA. En effet, ces deux organisations ont, dans une fraction de secondes et dans la même semaine du coup d’Etat, pris des initiatives, l’une décide de mener une médiation et l’autre tient son conseil de paix et de sécurité à Bamako. N’est ce pas là une manière de se dédouaner aux yeux des africains?


En définitive, notons que le Président malien a été victime d’un complot car aucun argument avancé par les putschistes ne justifie leur coup d’Etat. Le jeu voilé de la France ouvre les pistes de ce complot
Ce coup d’Etat de trop en Afrique occidental, après celui perpétré par la France contre GBAGBO au profil de Ouattara, ruine les espoirs du peuple malien qui marchait joyeusement dans les sentiers de la démocratie. Ceux qui, de loin où de près, ont œuvré à la chute du pouvoir malien, ne peuvent pas prétendre aimer les maliens qui n’attendaient que les élections pour saluer le départ de Toumani Touré « l’heureux incompétent ».
La France, toujours la France, celle des droits de l’homme ne parvient pas à inculquer à l’Afrique les valeurs qu’elle partage si bien en Europe mais qu’elle assassine chez les nègres. Malheureusement dans ses actions déstabilisatrices, elle a des complices noirs, les exécutants, ces assassins de la cause africaine.


Le peuple africain comprendra t-il un jour qu’un chef d’Etat africain qui est adulé par la France, les USA, la Grande Bretagne, l’ONU est un cancer pour les intérêts africains?

Alain BOUIKALO
Juriste-Consultant 


Coup d’Etat contre ATT au Mali: Un journal français dévoile la complicité de Sarkozy

http://ivoire.telediaspora.net/fr/texte.asp?idinfo=65306


Mali. Pourquoi la France en voulait à Amadou Toumani Touré

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